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Résumé :
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Plusieurs films du cinéma muet portugais des années 1920 et du début des années 1930 reflètent la nouvelle popularité du fado, à une période où sa promotion en « chanson nationale » suscite encore de nombreuses polémiques. Ces films esquissent, chacun à leur manière, l’intégration de ce genre musical subversif dans le récit urbain de la modernité, depuis sa circulation licencieuse dans les milieux marginaux de Lisbonne jusqu’à sa professionnalisation dans le cadre des nouveaux loisirs qu’offre la capitale portugaise. Comment le cinéma muet se saisit-il de cet objet sonore insolite ? Plusieurs exemples, analysés ici, montrent comment le cinéma « absorbe » la charge immorale du fado à travers un traitement qui évoque l’illusionnisme ou l’« attraction » cinématographique. Cela, même si le cinéma évolue vers un mode de représentation plus neutre qui fait de ce chant un simple motif du nouvel espace public partagé de la capitale portugaise, que le cinéma donne à voir en miroir à ses habitants.
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